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Les populations les plus touchées

Les déterminants sociaux de la santé affectent grandement la vie des individus et les communautés, car ils créent des risques de VIH plus grands pour certaines personnes. L’IFVS travaille à répondre à ces inégalités, dans son travail.

FEMMES TRANS

Le taux de VIH parmi les femmes trans est plus élevé.

Il n’existe pas de statistiques ontariennes à jour, mais une étude de 2012 a révélé que les femmes trans étaient 10 fois plus susceptibles de déclarer avoir été diagnostiquées d’une infection au VIH, en comparaison avec l’ensemble des personnes de l’Ontario.

Source: Bauer GR, Scheim AI, Deutsch MB, Massarella C. Reported Emergency Department Avoidance, Use, and Experiences of Transgender Persons in Ontario, Canada: Results from a Respondent-Driven Sampling Survey. Annals of Emergency Medicine 2014; 63(6): 713-720.

 

 

UN MOT SUR LE LANGAGE

« Femme » et « femmes »

Chaque personne a un degré d’aisance qui lui est particulier, pour ce qui concerne le langage, et également ses préférences pour certains mots et expressions. L’IFVS veut englober toute la diversité des femmes, y compris les femmes trans et les femmes cis, les femmes ayant une expérience trans ainsi que les personnes qui se situent dans le registre transféminin. Dans notre site Web et dans nos documents, nous utilisons souvent les mots « femme » et « femmes » comme des termes génériques qui visent à englober une grande diversité d’identités. Si vous avez des commentaires sur des façons par lesquelles nous pourrions améliorer le langage et le contenu de notre site Web, veuillez communiquer avec nous. Nous serons heureuses de connaître vos impressions et idées.

10x

Les femmes trans en Ontario sont 10 fois plus susceptibles de déclarer avoir été diagnostiquées d’une infection au VIH.

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Pour améliorer les soins pour les femmes trans qui vivent avec le VIH, il est essentiel que les intervenant-es en soins de santé et services sociaux reçoivent une formation et des ressources afin de rendre leurs services plus accessibles. »


Trans PULSE Project (2017)

FEMMES AUTOCHTONES

Plusieurs facteurs systémiques augmentent le risque de VIH pour les femmes autochtones.

Les femmes autochtones rencontrent plusieurs formes d’oppression qui se recoupent, résultant du colonialisme; ceci contribue à un risque accru de contracter le VIH. Les facteurs systémiques qui contribuent à cette situation, selon le document « Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées », incluent le traumatisme historique, multigénérationnel et intergénérationnel, l’absence de volonté de la part des institutions, et le refus de reconnaître la capacité d’agir et l’expertise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones.

(Reclaiming Power and Place: The Final Report of the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, 2019)

50%

des nouvelles infections au VIH parmi les Autochtones au Canada touchent des femmes.

https://www.oahas.org/statistics.html

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« La capacité des femmes autochtones de déterminer et d’élaborer leurs propres priorités dans les domaines de la santé, de l’éducation, des changements climatiques, de l’égalité entre les sexes et de la sécurité est essentielle au succès de la réconciliation. Elles doivent, afin de créer un changement positif et durable, présenter des idées de programmes adaptés à leurs besoins particuliers ainsi que des stratégies de mise en place. […] »


— Francyne D. Joe, présidente intérimaire, Association des femmes autochtones du Canada

FEMMES AFRICAINES, CARAÏBÉENNES ET NOIRES (ACN)

Les femmes ACN sont surreprésentées parmi les femmes vivant avec le VIH.

Les femmes ACN constituent moins de 5 % de la population générale, mais elles sont affectées de manière disproportionnée par le VIH en Ontario (OHTN, 2019). Le risque systémique de VIH chez les femmes ACN est associé aux déterminants sociaux de la santé, au sexisme, au racisme et à la transphobie, de même qu’à la migration en provenance de régions où la prévalence du VIH est plus élevée.

Plus de la moitié

Nouveaux diagnostics de VIH parmi les femmes en Ontario, en 2017, qui concernaient des femmes africaines, caraïbéennes et noires (ACN).

OHESI: Women & HIV in Ontario

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« La réalité est que l’image que les médias projettent de nous, dans ces affaires, accroît vraiment notre vulnérabilité au VIH. Je crois que ça empêche des gens de parler du VIH et d’envisager de se faire tester, dans notre communauté. »


— Une personne vivant avec le VIH, citée dans « Nos voix : le VIH, la race et le droit criminel – Un rapport spécial du CACVO » (2013)

FEMMES QUI CONSOMMENT DES DROGUES

Chaque année, les femmes qui consomment des drogues sont confrontées à un risque systémique de VIH.

Alors que la consommation de drogues peut accroître le risque de transmission du VIH et de l’hépatite C, la criminalisation et la stigmatisation créent des obstacles à l’implication et au maintien dans les soins liés au VIH pour les personnes qui consomment des drogues.

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Femmes diagnostiquées d’une infection au VIH en Ontario en 2017 et qui ont déclaré s’être injecté des drogues.

OHESI: Women & HIV in Ontario

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« J’évite d’utiliser des services pour lesquels on demande mon nom ou ma carte-santé ou d’autres renseignements. Je ne me sens pas en sécurité dans les lieux publics ou nulle part où je dois m’identifier, parce qu’on ne sait jamais où l’info peut se rendre. Je n’utilise que des services qui ont une bonne réputation et auxquels on peut faire confiance. »


– Une femme qui consomme des drogues en Ontario

FEMMES QUI VIVENT DE LA VIOLENCE

La violence fondée sur le genre (VFG) inclut toute forme de violence qui est basée sur le genre, l’expression de genre ou l’identité de genre, et qui est enracinée dans une base d’inégalité, de misogynie ou de colonialisme.

La VFG crée des obstacles accrus à l’implication des femmes dans la prévention, le dépistage et le traitement du VIH. Les femmes qui vivent de la violence peuvent rencontrer des obstacles à la négociation du sexe plus sécuritaire ou de pratiques de réduction des méfaits, de même que des obstacles à l’accès aux soins pour le VIH et à leur maintien. Dans certains cas, la présence du VIH peut également augmenter le risque de violence pour la femme.
Le risque de VFG est encore plus grand pour les femmes qui vivent d’autres inégalités sociales, comme les femmes autochtones, racisées, 2ELGBTQQIA ou qui consomment des drogues.

Presque 50%

Dans une étude de cohorte en 2017, près de la moitié des femmes vivant avec le VIH ont déclaré vivre de la violence de la part de leur partenaire intime.

The OHTN Cohort Study (OCS)

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Mes rapports sexuels avec mon mari n’ont jamais été consensuels. Il ne m’a pas dit qu’il avait le VIH, mais il a commencé à avoir l’air malade. À chaque fois, je lui disais "non". »


— Une femme vivant avec le VIH en Ontario

LES FEMMES QUI SONT INCARCÉRÉES

Les femmes qui sont incarcérées (ou qui l’ont été) rencontrent un ensemble d’obstacles systémiques qui peuvent accroître le risque de contracter le VIH, tout en créant des obstacles à des résultats de santé positifs.

Les personnes incarcérées dans le système correctionnel de l’Ontario ont déclaré avoir le VIH dans une plus grande proportion que la population générale, en 2014. Les taux de VIH parmi les personnes incarcérées sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes. Le risque de VIH le plus élevé pour les personnes incarcérées ou antérieurement incarcérées était associé à la consommation de drogues par injection.

10x

La prévalence estimée du VIH parmi les personnes incarcérées dans des prisons fédérales canadiennes est 10 fois plus élevée que dans la population générale. Le taux estimé de VHC chez les détenues et détenus fédéraux est de 30 à 39 fois plus élevé que dans la population générale.

Visez juste : Recommandations pour la mise en œuvre de programmes de seringues et d’aiguilles dans les prisons canadiennes

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Comparativement à leurs homologues masculins, les femmes incarcérées dans les prisons canadiennes ont par exemple plus de chances de vivre diverses problématiques telles que la pauvreté, des grossesses, la malnutrition et des complications de santé causées par un historique de violences physiques et sexuelles. Pour les femmes autochtones et les femmes noires, ces expériences sont accentuées par l’héritage de colonisation, d’esclavagisme et de racisme. »


Visez juste : Recommandations pour la mise en œuvre de programmes de seringues et d’aiguilles dans les prisons canadiennes

RESSOURCES

TOOLKIT

La stigmatisation liée au VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires

Une ressource du CHABAC sur la stigmatisation liée au VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires.

TOOLKIT

Les femmes incarcérées, le VIH et l’hépatite C

Un feuillet d’information du Réseau juridique canadien VIH/sida sur les droits humains des femmes vivant avec le VIH en prison.

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