WHAT CAN WE HELP YOU FIND?

Aller au contenu

Les populations les plus touchées

Les déterminants sociaux de la santé affectent grandement la vie des individus et les communautés, car ils créent des risques systémiques de VIH plus importants pour certaines personnes. L’IFVS travaille à répondre à ces inégalités.

FEMMES AFRICAINES, CARAÏBÉENNES ET NOIRES (ACN)

Les femmes ACN sont surreprésentées parmi les femmes vivant avec le VIH.

Pour les femmes ACN, le risque systémique de VIH est associé aux déterminants sociaux de la santé, au sexisme, au racisme et à la transphobie. La stigmatisation du VIH est intensifiée par le croisement de la stigmatisation, de la discrimination et de l’oppression qui trouvent racine dans le sexisme, le racisme et la transphobie.

Presque 60%

Proportion des femmes africaines, caraïbéennes et noires (ACN) dans les nouveaux diagnostics de VIH parmi les femmes en Ontario en 2019.
OHESI: HIV Diagnosis in Ontario, 2019 (2021)

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« La réalité est que l’image que les médias projettent de nous, dans ces affaires, accroît vraiment notre vulnérabilité au VIH. Je crois que ça empêche des gens de parler du VIH et d’envisager de se faire tester, dans notre communauté. »


— Une personne vivant avec le VIH, citée dans « Nos voix : le VIH, la race et le droit criminel – Un rapport spécial du CACVO » (2013)

FEMMES AUTOCHTONES

Plusieurs facteurs systémiques augmentent le risque de VIH pour les femmes autochtones.

Les femmes autochtones rencontrent plusieurs formes d’oppression qui se recoupent, résultant du colonialisme; ceci contribue à un risque accru de contracter le VIH. Les facteurs systémiques qui contribuent à cette situation incluent le traumatisme historique, multigénérationnel et intergénérationnel, la marginalisation sociale et économique, le manque de volonté de la part des institutions, et le refus de reconnaître l’expertise des femmes, des filles et des personnes 2SLGBTQQIA autochtones.

(Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, 2019)

11%

Proportion de femmes autochtones parmi les nouveaux diagnostics de VIH chez des femmes de l’Ontario en 2019.
OHESI: HIV Diagnoses in Ontario, 2019 (2021)

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« La capacité des femmes autochtones de déterminer et d’élaborer leurs propres priorités dans les domaines de la santé, de l’éducation, des changements climatiques, de l’égalité entre les sexes et de la sécurité est essentielle au succès de la réconciliation. Elles doivent, afin de créer un changement positif et durable, présenter des idées de programmes adaptés à leurs besoins particuliers ainsi que des stratégies de mise en place. […] »


— Francyne D. Joe, présidente intérimaire, Association des femmes autochtones du Canada

FEMMES TRANS

Le taux de VIH parmi les femmes trans est plus élevé.

Il n’existe pas de statistiques ontariennes à jour, mais une étude de 2012 a révélé que les femmes trans étaient 10 fois plus susceptibles de déclarer avoir été diagnostiquées d’une infection au VIH, en comparaison avec l’ensemble des personnes de l’Ontario.

Source: Bauer GR, Scheim AI, Deutsch MB, Massarella C. Reported Emergency Department Avoidance, Use, and Experiences of Transgender Persons in Ontario, Canada: Results from a Respondent-Driven Sampling Survey. Annals of Emergency Medicine 2014; 63(6): 713-720.

 

 

UN MOT SUR LE LANGAGE

« Femme » et « femmes »

Chaque personne a ses préférences, qui peuvent varier selon le contexte, la situation, le sentiment de sécurité ou l’identité personnelle. L’IFVS se veut inclusive de toutes les femmes, y compris les femmes trans et cis, les personnes de sexe féminin assigné à la naissance, les personnes identifiées comme étant de sexe féminin qui sont trans ou non binaires et les personnes qui se situent dans le spectre transféminin.

Le terme « femme-s » est utilisé dans nos ressources et notre site Web pour désigner un vaste éventail d’identités; dans certains cas, nous y ajoutons « trans » ou « cis » pour le clarifier ou pour rappeler l’importance de favoriser l’inclusivité. Parfois, les termes « femme/sexe féminin » et « homme/sexe masculin » sont également utilisés. Cela reflète la méthode de collecte des données dans les ressources que nous citons, lorsqu’elles font référence au sexe plutôt qu’au genre. Quel que soit notre degré d’aisance, il est important, pour la sécurité de toutes les femmes et pour créer des espaces accessibles, respectueux et inclusifs, de s’adresser aux personnes dans les termes qu’elles préfèrent. 

Pour plus d’information à propos du travail de l’IFVS sur l’inclusion des personnes trans et l’approche inclusive à l’égard du genre, veuillez consulter le Guide de poche de l’IFVS sur l’inclusion trans, à whai.ca. Pour des renseignements utiles sur le langage et la terminologie, consultez le glossaire de l’organisme The 519 à the519.orgThe 519 à the519.org.

10x

Les femmes trans en Ontario sont 10 fois plus susceptibles de déclarer avoir été diagnostiquées d’une infection au VIH.

OHESI: Women & HIV in Ontario

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Pour améliorer les soins pour les femmes trans qui vivent avec le VIH, il est essentiel que les intervenant-es en soins de santé et services sociaux reçoivent une formation et des ressources afin de rendre leurs services plus accessibles. »


Trans PULSE Project (2017)ce lien ouvre une nouvelle page

FEMMES QUI CONSOMMENT DES DROGUES

Pour les femmes, le risque de contracter le VIH par le partage d’une seringue ou d’une aiguille est considérablement plus élevé que le risque associé au sexe vaginal.

Alors que la consommation de drogues peut accroître le risque de transmission du VIH et de l’hépatite C, la criminalisation et la stigmatisation créent des obstacles à l’implication et au maintien dans les soins liés au VIH pour les personnes qui consomment des drogues. Les femmes racisées et autochtones, ainsi que les femmes enceintes ou les mères, sont confrontées à des taux particulièrement élevés de stigmatisation et d’obstacles aux services.

21%

Proportion des femmes qui consommaient des drogues, parmi les 169 femmes diagnostiquées d’infection au VIH pour la première fois en 2019.

OHESI: HIV Diagnoses in Ontario, 2019 (2021) ce lien ouvre une nouvelle page

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« J’évite d’utiliser des services pour lesquels on demande mon nom ou ma carte-santé ou d’autres renseignements. Je ne me sens pas en sécurité dans les lieux publics ou nulle part où je dois m’identifier, parce qu’on ne sait jamais où l’info peut se rendre. Je n’utilise que des services qui ont une bonne réputation et auxquels on peut faire confiance. »


– Une femme qui consomme des drogues en Ontario

FEMMES QUI VIVENT DE LA VIOLENCE

La violence fondée sur le genre (VFG) inclut toute forme de violence qui est basée sur le genre, l’expression de genre ou l’identité de genre, et qui est enracinée dans une inégalité de genre bien ancrée.

La VFG crée des obstacles accrus à l’implication des femmes dans la prévention, le dépistage et le traitement du VIH. Les femmes qui vivent de la violence peuvent rencontrer des obstacles à la négociation du sexe plus sécuritaire ou de pratiques de réduction des méfaits, de même que des obstacles à l’accès aux soins pour le VIH et à leur maintien. Dans certains cas, la présence du VIH peut également augmenter le risque de violence pour la femme.
Le risque de VFG est encore plus grand pour les femmes qui vivent d’autres inégalités sociales, comme les femmes autochtones, racisées, 2SLGBTQQIA ou qui consomment des drogues.

Presque 50%

Dans une étude de cohorte en 2017, près de la moitié des femmes vivant avec le VIH ont déclaré vivre de la violence de la part de leur partenaire intime.

The OHTN Cohort Study (OCS)ce lien ouvre une nouvelle page

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Mes rapports sexuels avec mon mari n’ont jamais été consensuels. Il ne m’a pas dit qu’il avait le VIH, mais il a commencé à avoir l’air malade. À chaque fois, je lui disais "non". »


— Une femme vivant avec le VIH en Ontario

FEMMES QUI SONT INCARCÉRÉES

Les femmes qui sont incarcérées (ou qui l’ont été) rencontrent un ensemble d’obstacles systémiques qui peuvent accroître le risque de contracter le VIH, tout en créant des obstacles à des résultats de santé positifs.

Les personnes incarcérées dans le système correctionnel de l’Ontario ont déclaré avoir le VIH dans une plus grande proportion que la population générale, en 2014. Les taux de VIH parmi les personnes incarcérées sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes. L’injection de drogues était le principal facteur de risque chez les personnes incarcérées ou antérieurement incarcérées.

1 % à 9 %

Les estimations de la prévalence du VIH dans les prisons fédérales canadiennes varient de 1 % à 9 % pour les femmes. On estime que la prévalence du VIH chez les personnes incarcérées sous responsabilité fédérale au Canada est 10 fois supérieure à celle de la population générale.

Visez juste : Recommandations pour la mise en œuvre de programmes de seringues et d’aiguilles dans les prisons canadiennesce lien ouvre une nouvelle page

ZOOM SUR DES EXPÉRIENCES DE FEMMES

« Comparativement à leurs homologues masculins, les femmes incarcérées dans les prisons canadiennes ont par exemple plus de chances de vivre diverses problématiques telles que la pauvreté, des grossesses, la malnutrition et des complications de santé causées par un historique de violences physiques et sexuelles. Pour les femmes autochtones et les femmes noires, ces expériences sont accentuées par l’héritage de colonisation, d’esclavagisme et de racisme. »


Visez juste : Recommandations pour la mise en œuvre de programmes de seringues et d’aiguilles dans les prisons canadiennesce lien ouvre une nouvelle page

RESSOURCES

TOOLKIT

La stigmatisation liée au VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires

Une ressource du CHABAC sur la stigmatisation liée au VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires.

TOOLKIT

Les femmes incarcérées, le VIH et l’hépatite C

Un feuillet d’information du Réseau juridique canadien VIH/sida sur les droits humains des femmes vivant avec le VIH en prison.

X